Artisti depuis 1997
Protéger, préserver et promouvoir
les droits des artistes interprètes

Mot de la présidente

Ma première participation à l’assemblée générale de la SCAPR

Photo de Florence K
Florence K
Juin 2017 L’assemblée générale de la Societies' Council for the Collective Management of Performers' Rights (SCAPR) s’est tenue cette année à Tallin, en Estonie, du 16 au 19 mai. La SCAPR, c’est une association internationale regroupant la vaste majorité des sociétés de gestion collective qui, comme Artisti, administre vos droits en tant qu’artistes interprètes. Ces sociétés membres de la SCAPR sont au nombre de 62 et elles sont basées dans 46 pays. Annie Morin, la directrice d’Artisti, et moi y sommes allées afin de représenter Artisti lors de cette réunion à laquelle participaient une centaine de dirigeants des différentes sociétés de gestion collective en question (à titre de présidente du C.A. il m’est important de mentionner que mon déplacement s’est effectué à mes frais personnels et n’a pas encouru de dépenses supplémentaires pour Artisti).
 
C’était ma première expérience à l’assemblée générale de la SCAPR et cela fut pour moi extrêmement enrichissant de rencontrer les responsables des sociétés de gestion œuvrant partout à travers le monde et d’échanger avec ceux-ci.
 
Voici un résumé de ce qui est ressorti de cette assemblée générale.
 
La majeure partie de la première journée a été consacrée aux questions entourant le développement et l’implantation de la base de données VRDB 2 (une base de données mondiale qui répertoriera les prestations des artistes interprètes du monde entier et qui devrait faciliter et rendre plus performante l’échange des redevances entre pays), la formation de son database council, l’adoption d’un modèle de financement de cette base de données qui corresponde aux réalités particulières de chacune des sociétés de gestion et de l’établissement des règles d’affaires de l’International Performer Database Association (une association attribuant un identifiant unique à chaque artiste interprète). De plus, le budget de la SCAPR a été discuté.
 
La plupart des points prévus à l’assemblée ayant été discutés durant la première journée de celle-ci, la matinée de la deuxième fut consacrée à l’élection de quatre nouveaux membres du conseil d’administration et de trois des membres du database council, ainsi qu’à des nouvelles nationales que les sociétés membres souhaitaient partager avec l’assemblée. Puis, la séance a été levée.
 
Mes observations relatives au déroulement de celle-ci?
 
En définitive, j’ai trouvé que très peu de membres avaient osé prendre la parole et se prononcer lors de l’assemblée alors que le contraire aurait pu mener à une discussion un peu plus riche autour des questions relatives au VRDB2.  
 
De même, Annie et moi avons cru bon de mentionner aux dirigeants de la SCAPR que, bien que nous ayons grandement apprécié l’organisation irréprochable des activités proposées autour de l’assemblée générale, il serait probablement à l’avantage des membres de réviser le budget de cet évènement à la baisse afin qu’il en coûte moins cher aux sociétés d’y participer.
 
Autrement, en marge de l’assemblée, j’ai pu communiquer à plusieurs directeurs de sociétés de gestion mon inquiétude face à la place des interprètes et à la juste part qui leur revient lors de la distribution des revenus à la suite de la consommation de leurs œuvres. Enfin, cet exercice m’aura permis de constater que, partout à travers le monde, ces inquiétudes sont partagées et qu’il serait grand temps que les gouvernements soient plus actifs et rapides à prendre des mesures pour assurer une rémunération équitable aux artistes dont les prestations sont diffusées ou achetées sur Internet.
 
Si j’avais un vœu à formuler, c’est que toutes les sociétés de gestion collective du monde entier soient solidaires et fassent pression toutes ensemble pour que l’avenir des artistes interprètes ne soit plus menacé.